Parions que vous avez remarqué les magnifiques toiles colorées d’Hugo Landry lors d’une visite à la Galerie Perreault ou en navigant sur notre site. Vous n’avez pas eu la chance de parler avec l’artiste lors de son passage à la Nuit des Galeries en 2016 et 2017? Voici l’occasion d’en savoir plus sur ce peintre!

Malgré qu’il n’y avait pas beaucoup d’artistes dans sa famille, la peinture est apparue tôt dans sa vie : « Jeune, je peignais et dessinais constamment. J’avais ce besoin d’exprimer quelque chose par l’art. » Hugo Landry se rappelle d’abord s’être intéressé à la bande dessinée durant son enfance et voulait devenir bédéiste. Par la suite, son intérêt s’est porté vers le dessin d’animation, avant d’étudier en arts visuels lors de son DEC. « Jamais je n’aurais pensé devenir peintre. Dans ma tête, c’était impensable de pouvoir vivre de son art. »

En fait, après des études en arts visuels, l’artiste a arrêté la peinture durant environ quatre ans. Durant cette période, il travaillait comme designer graphique. La peinture s’est mise à lui manquer progressivement. À temps perdu, il s’est remis aux pinceaux et a repris la création de personnages. « Rapidement, je me suis rendu compte que j’avais besoin d’exprimer autre chose. Je voulais explorer une nouvelle gestuelle et bouger autour de ma toile. »

Suite à un incident, il s’est définitivement tourné vers l’art abstrait : « Alors que je faisais des personnages avec cette nouvelle liberté, j’ai fait une erreur qui a gâché mon tableau. J’ai voulu enlever toute la peinture qui se trouvait sur la toile pour recommencer. En m’appliquant à tout retirer, j’ai remarqué que la composition était devenue abstraite. Malgré que ce n’était pas très intéressant, j’ai eu un déclic et j’ai réalisé que je pouvais explorer l’abstraction. »

Sa technique a également évolué avec le temps. Le désir d’utiliser une plus grande gestuelle dans ses tableaux l’a amené à explorer de plus grands formats. Également, son besoin de voir un résultat rapidement l’a poussé vers la spatule. « D’ailleurs, je peins avec la même spatule qu’à mes débuts. Impossible de m’en départir! » À la blague, il dit souvent à ses proches que s’il perd sa spatule, il perd son talent! « Secrètement, je pense que c’est vrai! »

Comme Daniel Gagné (cliquez ici pour lire l’article), l’expérience de designer graphique a influencé l’art d’Hugo Landry. « Je crois que la façon dont j’ai décidé d’aborder la couleur vient directement de mon passé de designer, de même que plusieurs principes de composition que j’applique consciemment (et même inconsciemment) dans mes tableaux. Aussi, le côté accessible de mon art provient du graphisme : je tiens à rendre mon art accessible au plus grand nombre de personne sans tomber dans la facilité. Lorsqu’un designer graphique réalise un projet, il veut capter l’intérêt des gens et tient à ce que ce soit accrocheur. C’est un peu la façon dont j’aborde mon travail de peintre. »

Vous l’aurez deviné en observant ses tableaux, la couleur est très importante dans son processus de création : « je mets beaucoup de temps à créer mes propres couleurs et faire des agencements. Mes sujets sont donc souvent définis par mes choix chromatiques. À titre d’exemple, un matin, en arrivant à l’atelier, j’ai une fixation sur le bleu. Je sens qu’il y a quelque chose de précis à explorer avec un bleu en particulier. »

Le peintre confie que la musique l’inspire aussi beaucoup, alors qu’il se fait une liste de chansons à tous les matins à son atelier pour donner le ton à la journée. De plus, la plupart du temps, il trouve le titre de son tableau avant de le créer : « c’est en quelque sorte le point de départ de mon œuvre. » Puis vient l’idée de composition pour le tableau, le type de palette de couleurs ainsi que l’ambiance générale.

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